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Il y a au moins deux "Comment ?":
Comment devient-on photographe ?
Comment réaliser une bonne prise de vues ?
Comment devient-on photographe ?
Je vous dirais bien qu'on devient photographe sur le banc de l'école. En pratique, c'est rarement le cas !
La photographie, comme bon nombre de professions est un métier de terrain. Que l'on travaille en studio, en reportage, à la pige, en entreprise,... il y est toujours question de débrouille. Concept rarement appris par les enseignants, ceux-ci ayant déjà tellement de mal à se débrouiller avec leur hiérarchie...
Michel Drucker affirme même dans son livre "Qu'est-ce qu'on va faire de toi", qu'il n'est pas nécessaire de faire des études pour réussir professionnellement. Je le crois volontiers. Remarquez que pour être enseignant, il vous faudra un diplôme et si vous me permettez d'enfoncer le clou, ça ne les rend pas, comment dire... Débrouillard !
On apprend la théorie photographique, éventuellement dans les écoles, dans des livres, dans Chasseur d'Images, un magazine sérieux qui dit de très bonnes choses,... Mais au-delà de la théorie, comme dans beaucoup de professions, il faudra beaucoup pratiquer, et plus encore observer. J'peux pas mieux dire, observer ! Apprendre, c'est regarder les autres faire, imiter, et ensuite conceptualiser et personnaliser.
Comment réaliser une bonne prise de vues ?
Aimer...
Aimer les gens, les choses, la vie !
Parce que si vous aimez, même un flacon de parfum, vous observerez mieux. Par exemple, comment il réagi à la lumière.
Si vous aimez la vie, en reportage vous serez mieux préparé pour raconter l'histoire des hommes.
Si vous aimez les gens, vous dégagerez vite, quels sont les traits de caractère pouvant être mis en évidence en portrait.
Savoir capter la lumière.
Avoir le sens d'une bonne
composition.
Avoir le
sens de la mise en scène.
Etre bon psychologue, surtout pour le portrait.
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Une bonne gestion du temps.
De manière générale, ce n'est pas parce qu'on passe beaucoup de temps qu'on réussi une meilleure image.
J'ai parfois photographié des chefs d'entreprises, mécontents de se retrouver devant l'objectif, par timidité, par peur de leur image ou parce qu'ils avaient un emploi du temps chronométré, qui ne m'accordaient que quinze minutes. Le résultat n'était pas pour autant moins bon.
Une composition d'objet, une nature morte, peuvent réclamer une semaine pour une prise de vue. En photographie culinaire, un grand chef ne voulant pas qu'un styliste "bricole" son assiette va m'obliger à réaliser la photographie très vite. Deux heures maximum, temps de préparation par le chef et placement des éclairages compris. Avec un bon lay-out, ou une idée précise où l'on va suffira.
IUn photographe doit pouvoir aussi gérer sa post-production.
Pour de bonnes ou de mauvaises raisons, le client a sa vision de la photographie, son cahier des charges.
S'il vous demande d'aller à l'encontre de tout ce qui a été dit précédemment, tant pis. Le client est roi !
Il faudra donc être capable d'accepter, de supporter la frustration.
Gérer le stress. Parce que certains creux dans l'année s'éternisent et qu'à d'autres moment les éléments se déchaînent. Surtout à l'approche de la fin de l'année. C'est peut-être ça qu'Albert Einstein appelait, le principe de dilatation du temps dans l'espace...
Une bonne lumière, c'est bien.
Une bonne composition, c'est bien.
Les deux ensemble peut être désastreux !
Il faut garder une vision globale. Le plus difficile.
Parfois faire une concession côté compo sur un ou deux objets de l'ensemble.
Parfois accepter un objet un peu moins bien éclairé
afin de ne pas trop sacrifier à la composition.
C'est ce que j'appelle une vision globale.
Savoir travailler en équipe.
Parce qu'on apprend beaucoup des autres. Ca n'empêche pas d'être autodidacte, mais il serait prétentieux de croire que vous allez tout découvrir par vous-même. Surtout la vision globale !
J'ai eu la chance de travailler en agence, avec de vieux briscards de la photographie, avec des directeurs artistiques pour qui, chaque planche de lay-out était une oeuvre d'art. J'ai fait chier des commerciaux qui repartaient au front sans jamais perdre leur sang froid parce que leurs infos étaient incomplètes . J'ai même parfois tapé du poing à la direction (c'est une métaphore, je n'ai jamais cassé de table). Mais lorsque vous savez travailler en équipe, être professionnel, aimer et respecter les autres, on vous respectera.
A bon entendeur... |